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Nidec permet à l'industrie de la pêche hollandaise d’améliorer sa compétitivité

APR 13, 2017

Des sociétés du groupe Nidec, parmi lesquelles Leroy-Somer, ont participé à un projet majeur dans le secteur de la pêche en contribuant à la construction d'un tout nouveau type de navire, le MDV-1 “Immanuel. Econome et respectueuse de l’environnement, la solution de propulsion diesel/électrique proposée par les ingénieurs de la société associe des variateurs Unidrive M à des moteurs, transformateurs, résistances de freinage, redresseurs et générateurs.

Bateau MDV-1 Immanuel 

 

Unidrive M700Le MDV-1 “Immanuel” est un bateau de pêche de construction hollandaise à double chalut (twin rig) de 30.2 x 8.6m, conçu pour la Masterplan Sustainable Fishing Foundation (Fondation pour la pêche durable, abrégée "MDV").  Le bateau présente un certain nombre d'innovations majeures par rapport à un navire traditionnel, dont une conception qui permet de réduire jusqu'à 80% la consommation de carburant et des émissions (CO2/NOx).

La mission de la fondation MDV, créée en 2012 pour promouvoir l'innovation dans le secteur de la pêche aux Pays-Bas, consiste à rechercher des améliorations en matière d’efficacité dans chaque domaine, y compris au niveau de la propulsion.  Celle qui équipe le MDV-1 “Immanuel” est de type diesel-électrique avec un générateur à vitesse variable et un bus DC (courant continu).

Cette conception permet de faire fonctionner le générateur de manière extrêmement efficace, à des vitesses allant de 800 à 1.200 t/mn, et rend possible l’installation de deux générateurs (toujours un seul en fonctionnement) sur le bateau, au lieu de trois dans le cas d’un réseau triphasé à courant alternatif classique (où toujours deux générateurs sont normalement en fonctionnement). Le  générateur le plus puissant (500 kW) est utilisé pendant la navigation et la pêche alors que le plus faible (117 kW) est principalement destiné au secours et notamment, pour ramener le bateau jusqu’au rivage à vitesse réduite.

Au lieu d'un moteur diesel classique pour entraîner l’hélice principale, le système comprend un moteur électrique de 400 kW (120 t/mn) à aimants permanents et refroidissement par eau. En plus d’un rendement supérieur, cette technologie apporte d’autres avantages comme la compacité et permet de s’affranchir d’un réducteur et d’une transmission. 

 

Quatre variateurs de vitesse Unidrive M fonctionnent en tandem avec le moteur électrique de propulsion, d’autres variateurs de la même gamme sont également utilisés pour l'entraînement du convertisseur de fréquence rotatif, pour la pompe hydraulique, la pompe d'évacuation, la ventilation de la salle des machines, le système de réfrigération pour la conservation du poisson, et enfin, deux encore pour les guindeaux. Ces derniers doivent enrouler ou dérouler un câble avec une tension constante (sans rupture), mais avec un diamètre variable.

Les autres composants du système fournis sont notamment le moteur et l’alternateur Leroy-Somer du convertisseur de fréquence rotatif pour le réseau électrique de bord, un bloc de résistances de freinage pour l’énergie régénérée en cas d’arrêt d’urgence du bateau, des redresseurs pour le bus DC commun, un transformateur dodécaphasé (12-pulse) adapté aux fréquences variables, et deux alternateurs Leroy-Somer (principal et auxiliaire). 

En dehors des composants du système d'entraînement, Nidec a également pris en charge l'étude, la documentation, les tests, l'installation et la formation software - non seulement pour le pilotage par le PLC (Programable Logic Controllers, ou automate programmable), mais aussi pour le contrôle des variateurs associés au moteur de propulsion et au convertisseur de fréquence rotatif

 

LSA 443_1Afin de réduire la distorsion harmonique du courant sur le réseau de bord, les ingénieurs du groupe ont également préconisé un système électrique basé sur un transformateur à double enroulement au secondaire (12-pulse). L’ensemble des redresseurs et onduleurs utilisés permettent d'obtenir un système redondant, sans aucune interférence du système électrique à bord susceptible de perturber l'instrumentation.

La construction s'est déroulée sans contretemps et le MDV1 a été lancé à la date prévue. En outre, après huit mois de pêche, les résultats sont très positifs  – le navire est conçu pour une pêche efficace de la sole et au carrelet avec une capacité de transport de 850 caisses. De plus, les systèmes qui contrôlent et supervisent la consommation d'énergie réalisent parfaitement leurs tâches, tel que le MDV 1 reste rentable même avec un prix de gasoil très élevé, ce qui est le plus important.

 

 

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